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Août 03

LE SAINT–ESPRIT ET L’INCROYANT

Le ministère du Saint-Esprit joue un rôle des plus important dans l’évangile ; car, tandis que le salut total et complet a été préparé et pourvu en Jésus-Christ pour toute la race humaine, c’est néanmoins l’œuvre du Saint-Esprit de communiquer ce salut à la race humaine déchue.

2 Corinthiens 13 v14 : La grâce du Seigneur Jésus-Christ, et l’amour de Dieu, et la communion de l’Esprit Saint soient avec vous tous. Amen.

ÉPHÉSIENS 1 V13 à 14 : En lui vous aussi vous vous êtes confiés, après avoir entendu la parole de vérité, l’évangile de votre salut, en qui aussi après avoir cru, vous avez été scellés du Saint-Esprit de la promesse, lequel est le gage de notre héritage jusqu’à la rédemption de la possession acquise, à la louange de sa gloire

Jésus-Christ Page 378 : « ceux qui reconnaissent le Christ pour ce qu’il est en réalité, et qui le reçoivent dans leurs cœurs, ont la vie éternelle. Le Christ habite en nous par l’esprit, l’esprit de Dieu, reçu dans le cœur par la foi, est le commencement de la vie éternelle. »

La vérité de l’évangile dépasse l’entendement de l’esprit naturel quel que soit son éducation et ne peut par conséquent, être découverte ou déduite naturellement. De plus, la bonne nouvelle de l’évangile est une folie pour notre mode de pensée charnel

1 Corinthiens 2 v14 : mais l’homme naturel ne reçoit pas les choses de l’Esprit de Dieu ; car elles sont folie pour lui, il ne peut les connaître non plus, parce qu’elles se discernent spirituellement. (1 Corinthiens 12 v3 ; 1 Corinthiens 1 v18 à 23)

Considérant tout ceci, l’œuvre du Saint-Esprit s’avère nécessaire dans le programme de l’évangile, car sans lui personne ne pourrait discerner la vérité telle qu’elle est en Christ ou en être convaincu, peu importe sa connaissance des Écritures. Les choses spirituelles se discernent spirituellement ; de même, la puissance de l’évangile ne peut être expérimentée sans l’aide du Saint-Esprit.

Dans Jean 16:7 à 11 :Toutefois je vous dis la vérité : C’est avantageux pour vous que je m’en aille, car si je ne pars pas, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai. Et quand il sera venu, il convaincra le monde (les incroyants) de péché, et de droiture et de jugement, de péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; De droiture, parce que je m’en vais à mon Père, et que vous ne me verrez plus ; De jugement, parce que le prince de ce monde est jugé.

Jésus a clairement indiqué ce que serait l’œuvre du Saint-Esprit en rapport avec le monde :        « Quand il (le Saint-Esprit) sera venu, il convaincra le monde (les incroyants) de péché, de justice et de jugement. »

C’est la première étape dans le salut de l’homme. L’homme pécheur doit être convaincu de péché, de justice et de jugement. C’est l’œuvre du Saint-Esprit de convaincre le monde sur ces trois points par la prédication de l’évangile.

Jésus Christ page 674 dernier paragraphe : « Le consolateur est appelé l’esprit de vérité, son œuvre consiste à établir et à maintenir la vérité. Il commence par habiter dans le cœur en tant qu’ESPRIT de vérité, et c’est ainsi qu’il devient un Consolateur. La consolation et la paix procèdent de la vérité ; il ne peut y avoir de vraie paix, de vraies consolations dans l’erreur. C’est par de fausses théories et de vaines traditions que Satan acquière son influencer sur les esprits. »

Psaumes 16 v3 à 5

Le premier travail du Saint-Esprit dans la vie de l’incroyant est de le convaincre qu’il est un pécheur perdu parce qu’il est sans Christ ; Marc 16.15-16 ; Jean 3.18, 36 (Éphésiens 2.3)

Deuxièmement et en accord avec cette conviction, le Saint-Esprit convainc l’homme pécheur que la justice ne peut être trouvée qu’« en Christ ». Toute la justice que l’homme peut, produire de lui-même est comparée à des guenilles sales [sans valeur] aux yeux de Dieu [Ésaïe 64.5].

De retour dans Jean 16.10, nous lisons : « la justice, parce que je vais au Père ».

Cette action d’aller vers Son Père indique simplement que l’œuvre de rédemption que Dieu avait confiée à Christ pour l’accomplir [Jean 3.17 ; Galates 4.4-5] est une œuvre terminée, car nous lisons dans Hébreux 10.12-13 : « Celui-ci, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours [son œuvre étant accomplie] à la droite de Dieu, attendant désormais que ses ennemis soient devenus son marchepied. »
La dispensation de l’œuvre de l’Esprit, dans le sens le plus complet, ne pouvait pas commencer tant que le sacrifice expiatoire opéré par Christ n’était pas complètement accompli. Jean 7 v39.

Maintenant que Christ est au ciel, ayant préparé un salut total et complet en vertu d’un sacrifice parfait, c’est l’œuvre du Saint-Esprit de compléter son œuvre d’expiation dans 1′ homme pécheur qui veut croire (Romains 5.11.)

« L’ascension de Christ au ciel était le signal pour la réception de la bénédiction promise aux disciples. Pour cela ils devaient attendre avant d’entreprendre leurs tâches. Quand Christ franchit les portes du ciel, il fut intronisé par l’adoration des anges. Aussitôt que la cérémonie se fut achevée, le Saint-Esprit descendit sur les disciples en effluves abondantes, et Christ a été ainsi glorifié, de la gloire même qu’il partageait auprès du Père de toute éternité. L’effusion de la Pentecôte était une communication céleste que l’inauguration du Rédempteur était accomplie. Selon sa promesse il a envoyé le Saint-Esprit des cieux sur ses disciples comme étant le signal qu’il officie comme grand prêtre et roi. Il a reçu toute autorité dans les cieux et sur la terre, et il est l’Oint de son Peuple. »The Acts of The Apostles, 38 – Conquérants Pacifiques, 36

Finalement, l’incroyant doit être convaincu de jugement « parce que le prince de ce monde est jugé » (Jean 16.11). Tous les hommes qui entendent l’évangile doivent aussi être informés que ce monde dominé
Par Satan a déjà été jugé et voué à la destruction, et que le seul espoir pour l’homme du monde est de répondre par la foi au don gratuit du salut en Jésus-Christ (Jean 3.16).

Pour cette raison, la prédication du véritable évangile qui sera à nouveau réalisé dans les derniers jours (Matthieu 24.14 ; Apocalypse 14.6) inclut le fait que « Babylone la grande » (symbole du monde de Satan lequel comprend le christianisme mondain) est tombée et qu’elle est devenue un repaire de démons (Apocalypse 18.1-3 ; 14.8).

Ainsi donc, le seul espoir pour l’homme est d’obéir à l’ordre : « Sortez de Babylone, mon peuple, afin de ne pas participer à ses péchés, et qu’ainsi vous n’ayez point de part aussi à ses fléaux » (Apocalypse 18.4).
L’Église à laquelle notre Seigneur a ordonné de prêcher l’évangile éternel doit réaliser les trois phases de l’œuvre du Saint-Esprit dans la délivrance de ce monde perdu.

Trop souvent, notre prédication de l’évangile n’est pas en accord avec le modèle divin ; aussi le Saint-Esprit est-il empêché de convaincre le monde « de péché, de justice et de jugement ». Puisse Dieu nous donner la sagesse de prêcher le véritable évangile à notre monde moderne, où des millions croupissent sans Christ et vivent, par conséquent, sans espoir.

L’EXPÉRIENCE DE LA CONVERSION

La Bible désigne cette expérience comme la nouvelle naissance ou la régénération (Jean 3.3-5 ; Tite 3.5) ; cette action du Saint-Esprit de venir habiter en nous équivaut évidemment à recevoir la vie de Christ (Romains 8.2, 9 , 10 ;1 Corinthiens 6v17 et 19), et qui, à son tour, qualifie le croyant pour le ciel (Romains 8.9).
On peut donc dire que le travail du Saint-Esprit dans la vie de l’incroyant s’opère de l’extérieur tandis que l’œuvre du Saint-Esprit dans la vie du croyant s’opère de l’intérieur. Cela signifie que même si les convictions que donne le Saint-Esprit de la vérité sont à la fois ressenties et expérimentées au niveau de la conscience tant pour l’incroyant que pour le croyant, néanmoins l’incroyant n’est pas « habité » par le Saint-Esprit alors que le Saint-Esprit habite dans le croyant (l corinthiens 6.19).
C’est une distinction des plus importantes, car Jésus fit clairement comprendre à Nicodème que « Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3.3).

Tant que le Saint-Esprit ne demeure pas en elle, la personne se trouve dans une situation de perdition, bien qu’elle puisse recevoir les convictions du Saint-Esprit ou même être membre d’Église (Romains 8.9, Galates 4 v6).

Mais naître de nouveau représente par ailleurs revenir à la vie de morts au péché que nous étions. Ceci a d’abord trouvé sa réalisation objective en Christ lors de l’incarnation, quand Sa divinité s’est unie à notre humanité corporative (Éphésiens 2.5), et cela devient effectif, par la foi, dans notre expérience, par la nouvelle naissance (Actes 2.28).

Voilà la véritable conversion, le commencement de la vie chrétienne. Par conséquent, la conversion équivaut à « naître du Saint-Esprit » (la nouvelle naissance) et c’est cette expérience qui change notre statut d’incroyant à celui de croyant. Il possède maintenant la vie même de Christ par l’Esprit de Christ qui l’habite (Romains 8.2 ; 11-13).