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Aimés… et cependant jugés!

   « Le Seigneur de l’univers

entre en procès contre les nations.

Il appelle à Son tribunal

tous les humains »

(Jér. 25:31).

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Le procès le plus spectaculaire de l’histoire humaine est commencé, procès à l’échelle planétaire, à l’échelle cosmique. Son ampleur dépasse toute imagination.

A la barre de Son tribunal, le Créateur fait comparaître tous les humains de tous les temps.

La terre entière est concernée: les nantis et les démunis, les savants et les illettrés, les jeunes et les vieux, les médecins et les malades, les chefs militaires et les pacifistes, tous les hommes et les femmes, sans distinctions de classe sociale, de race, de philosophie et de religion et finalement… VOUS et MOI. Motif d’accusation: rébellion contre Dieu.

Certains auront pu, pendant toute leur vie, bafouer Dieu, ne pas y croire, s’en moquer ou encore Le reconnaître par leurs paroles et le renier par leurs actes.

En dernier ressort, ils Le retrouveront face à face.

Daniel, le prophète qui vécut dans l’ancienne Babylone a contemplé, en vision, ce tribunal céleste.

« Je vis que l’on plaçait des trônes… Les juges s’assirent et les livres furent ouverts » (Dan. 7:9, 10). Sous la présidence de l’Ancien des jours, en présence de millions d’anges, d’êtres célestes s’ouvre l’instruction de ce jugement.

La vie des nations et des individus va être examinée avec toute la justice et la bonté qui caractérisent le gouvernement divin. « Car l’Éternel est en dispute avec les nations. Il entre en jugement contre toute chair » (Jér. 25:31).

Craignez Dieu et donnez-Lui gloire car l’heure de Son jugement est venue…

Lui seul connaît parfaitement la responsabilité et la vie de chacune de Ses créatures.

A ce procès, point de dossier égaré ou incomplets, point d’erreur judiciaire, mais un verdict sans appel, éternel dans ses conséquences.

Personne ne pourra rejeter ses fautes sur autrui: « C’est ma femme… C’est mon mari… Mes parents m’ont empêché… La société m’a trompé… « .

Sans équivoque, la Parole de Dieu nous avertit: « Ainsi, chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (Rom. 14:12).

La dernière église, appelée Laodicée dans le panorama de l’Apocalypse, a pour mission d’annoncer le jugement à toute nation, tout peuple et toute langue.

Son rôle se trouve défini dans l’étymologie de son nom qui signifie tout à la foi: Peuple juste, jugement des peuples, séparation des peuples et réjection des peuples.

L’effet de ce message sera précisément d’opérer ce jugement, cette séparation et cette réjection des peuples –comme des individus- suivant l’attitude prise par chacun d’eux face à l’ultime appel de Dieu.

« Craignez Dieu et donnez-Lui gloire
car l’heure de Son jugement est venue
et adorez Celui qui a fait le ciel,
la terre, la mer et les sources d’eau » (Apoc. 14:6).

 

Craindre Dieu
A l’heure où toutes les autorités sont contestées, toutes les lois remises en question.

Lui donner gloire
Face à une génération qui Le ridiculise, Le croit « mort » et persécute parfois ceux qui y croient.

Car l’heure de Son jugement est venue
Tandis que le mal et la violence progressent avec insolence; ou qu’ailleurs on prêche un pardon et un salut universels auxquels tout le monde aurait droit.

Adorer Celui qui a fait le ciel, la terre, la mer et les sources d’eau
On croit de moins en moins au pouvoir créateur de Dieu. On le remplace par les théories les plus fantaisistes de la science et de l’évolution. Dieu a prévu que ce message répondrait parfaitement aux besoins de cette génération. Il avertit toujours loyalement et patiemment les hommes de ce qui va survenir sur terre.

De même, dans le passé, chaque époque a reçu de Dieu un message spécifique par l’intermédiaire de Ses fidèles serviteurs:

Le peuple d’Israël devait révéler le Dieu unique, vivant et vrai au monde idolâtre qui l’entourait;

Les premiers disciples et l’église primitive ont fait connaître Jésus-Christ crucifié et ressuscité aux Juifs et aux païens.

Les églises issues de la réforme, après des siècles d’obscurantisme, ont ravivé la foi en « l’Écriture seule » et mis en valeur la doctrine centrale de la justification par la foi.

La dernière église doit maintenant annoncer au monde l’imminence du jugement divin et s’y préparer.

« Les nations se sont irritées; et Ta colère est venue, le temps est venue de juger les morts, de récompenser Tes serviteurs… et de détruire ceux qui détruisent la terre » (Apoc. 11:18).

Car, en fait, le jugement concerne bien tous les hommes, croyants et incroyants.

« Il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ » (2 Cor. 5:10).

Pour les uns, il prouve l’authenticité de leur foi, pour les autres il établit leur refus de l’appel de Dieu.

Cette notion d’un règlement de comptes final se trouve inscrite au fond de chaque conscience humaine.

Même celui qui se livre au mal en cachette sent obscurément qu’un jour, il devra répondre de ses actes, quelque part et à quelqu’un.

L’humanité d’aujourd’hui se trouve confrontée à une situation qu’elle pressent terrible et humainement inextricable.

C’est un temps d’angoisse, de questions sans réponses, l’approche du jour de l’Éternel, du jour grand et redoutable dont on parlé les anciens prophètes où « Dieu jugera, par Jésus-Christ, les actions secrètes des hommes » (Rom. 2:16).

En ce jour, tout ce qui est caché sera mis à découvert. Les pensées, les paroles et les actions seront soupesées et estimées à leur véritable valeur.

Aucun compromis ni faux témoignage possibles.

Par son enseignement, Jésus-Christ a souvent cherché à réveiller la conscience de Ses auditeurs dans la perspective d’un jugement final.

Loin de réfuter une telle doctrine, il l’a, au contraire, entérinée.

C’est donc bien une réalité que nous devons regarder en face, sans lâcheté ni faux-fuyant, conscients des exigences divines. Parler de l’amour de Dieu aux hommes est plus que jamais nécessaire car Lui seul peut guérir leurs blessures. Mais cela ne suffit pas.

Il faut également montrer que Dieu ne tient pas le coupable pour innocent, que Sa justice s’exerce parallèlement à Son amour, et justement à cause de Son amour.

Il ne peut introduire dans Son royaume des coupables non repentis car ils ne s’y plairaient pas et compromettraient le bonheur des autres créatures.

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Beaucoup de chrétiens sont habitués à ne lire que les Évangiles et quelques épîtres des apôtres. Ils veulent ignorer les autres parties de cette Parole que Dieu a préservée au travers des plus cruelles persécutions afin qu’elle nous parvienne, complète et intacte, avec tout son message, de la Genèse à l’Apocalypse.

Ce faisant, ils ne parviennent pas à situer notre époque dans le déroulement prophétique et parlent de paix quand approche le jour de la détresse.

Renoncer à étudier l’Ancien Testament, c’est se priver de beaucoup de lumière, des nombreuses prophéties éclairant les temps de la fin et de la signification des symboles donnés par Dieu à Israël au travers du sanctuaire et des fêtes juives.

L’une de celles-ci précisément préfigurait le jour du jugement: c’était la fête du Yom Kippour, jour des expiations.

Tout un cérémonial préparait et accompagnait ce jour dont chaque détail revêtait une profonde signification spirituelle se rapportant au sacrifice et au ministère du Christ.

Neuf jours auparavant, chacun devait s’examiner avec le plus grand sérieux, rentrer en soi-même.

Le grand jour venu, le peuple entier s’assemblait autour du tabernacle, toute besogne suspendue dans la repentance et l’humiliation.

A l’intérieur, le souverain sacrificateur purifiait le lieu très saint des péchés de toute une année et sollicitait le bienveillant pardon de Dieu.

Tous prenaient part à ce jour dont la solennité doit se retrouver, amplifiée, à la fin des temps.

Si une cérémonie terrestre et annuelle était si minutieusement programmée et vécue, pourrait-on supposer que le grand jour du jugement final qui ne se présentera qu’une seule fois, à la fin des siècles exige moins de gravité et d’honnêteté spirituelles dans son approche?

Quand nous sommes impliqués dans un litige qui doit passer devant un tribunal terrestre, nous attendons le verdict avec angoisse et impatience.

Pourrions-nous insouciants à la pensée que le Maître de l’univers va examiner notre vie avec autant de soin que si nous étions seuls devant Lui?

Rendre compte! Mais de quoi? diront certains. De tout ce que nous avons reçu de Dieu.

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Avons-nous répondu à Sa voix qui parlé à nos consciences de diverses manières au long de notre vie? Si oui, avons-nous vécu ensuite comme Ses enfants, témoignant de Son caractère? Comment avons-nous employé notre temps, notre santé, notre argent, notre influence, nos dons particuliers? Pour nous-mêmes et notre avantage ou pour la gloire de Dieu et le bien d’autrui?

Ce qui déterminera le jugement final, ce ne sera pas de savoir si telle personne était honorée dans la société, si sa vie semblait sans reproche ou si elle était tombée parmi les dévoyés et les criminels.

Ce qui importera uniquement sera son attitude vis-à-vis du salut généreusement accordé par Dieu: le coupable l’a-t-il accepté avec joie et reconnaissance, prenant conscience de sa misère, de son incapacité à se sauver lui-même? A-t-il vécu ensuite de manière à prouver son acceptation du plan de Dieu à son égard?

Des condamnés à mort, dans une prison, ont parfois reçu le salut en Jésus-Christ quelques semaines avant leur exécution. Ils ont subi leur condamnation terrestre, l’âme en paix. Mais que de gens « bien pensants », convaincus de leur justice propre, verrons se fermer devant eux les portes de l’éternité!

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Tel un tribunal terrestre, le tribunal céleste comporte:

un président: le Juge suprême, Dieu lui-même

un jury: les êtres célestes, les anges

des accusés: tous les hommes, car tous ont péché

des dossiers: la Parole de Dieu parle des « livres ouverts » au moment du jugement (Dan. 7:9-10). Elle mentionne souvent le livre de vie (Apoc. 20:12) où se trouvent inscrits les noms des croyants; il y a également le livre du souvenir: « un livre du souvenir fut écrit » (Mal. 3:16).

Quel que soit le moyen d’enregistrement parfaitement fidèle dont Dieu dispose, nous savons que toutes les pensées, les paroles et les actions des hommes y seront consignées. Le réquisitoire sera irréfutable.

un accusateur: Satan lui-même, l’ennemi de l’homme et de toute justice. Il est présent pour accuser les hommes des péchés qu’il leur a fait commettre et il est prêt à les réclamer comme lui appartenant.

un avocat: Jésus-Christ, celui qui défend les enfants de Son peuple. Un avocat à nul autre pareil, car Il n’a jamais une cause à Lui confiée. Bien plus: quel avocat humain a jamais offert de payer la peine à la place de son client, de se substituer à Lui pour la condamnation? Cela, Jésus l’a fait parfaitement et pour tous les hommes qui voudraient L’accepter.

Aussi sera-t-Il le personnage central, le point de mire de tous les regards lors de ce jugement. Seuls Sa méditation, Son intercession et Ses mérites pourront satisfaire la justice et sauver les accusés. Ceux-ci n’auront d’espoir qu’en Lui.

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Nous l’avons dit, ce jugement intéresse tous les hommes, croyants compris.

Les saintes Écritures sont formelles: « Car c’est le moment où le jugement va commencer par la maison de Dieu. Or, si c’est par nous qu’il commence quelle sera la fin de ceux qui n’obéissent pas à l’Évangile de Dieu? Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l’impie et le pécheur? » (1 Pier. 4:17-19).

Que ceux donc, qui croient en Dieu ne se méprennent pas.

Il leur faudra avoir prouvé la sincérité de leur foi par une constante recherche de l’harmonie avec les lois de Dieu.

Auront-ils réellement préféré la porte étroite et le chemin resserré dont parlait Jésus? Auront-ils appris à établir avec leur grand Avocat des relations suivies et profondes? Auront-ils attendu Son retour avec joie et impatience? Auront-ils enfin renoncé à leur volonté propre pour se laisser diriger par leur Créateur et Sauveur?

S’ils répondent affirmativement à ces questions, ils entendront avec un bonheur immense prononcer ce mot: ACQUITTÉ!

Ils comprendront alors qu’aucune joie terrestre n’est comparable à celle dont Jésus parlait en disant: « Réjouissez-vous de ce que vos noms soient inscrits dans les cieux » (Luc 10:20).

Avec tous les rachetés ils vivront une allégresse indescriptible: « Réjouissez-vous à cause de ce que Je vais créer, car Je vais créer Jérusalem pour l’allégresse et son peuple pour la joie » (És. 45:18).

Par le jugement, Dieu prouvera à l’univers entier qu’en accueillant dans Son royaume d’anciens pécheurs repentis et justifiés, Il ne commet aucune injustice et reste fidèle à Ses lois.

Ainsi en sera-t-il des chrétiens. Quant à ceux qui auront voulu ignorer Dieu ou Le combattre, leur cas sera jugé plus tard mais inéluctablement.

Ce grand jugement final a commencé; il se poursuit dans les cieux. Quand se terminera-t-il? Nul ne le sait. Mais son terme approche. L’état de ce monde le proclame haut et fort.

Pour vous, comme pour moi, rien n’est plus important que de savoir quelle sera la sentence prononcée à l’examen de notre cas: ACQUITTÉ ou CONDAMNÉ?

« Il n’y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Rom. 8:1) nous affirme la Parole de Dieu.

Il est encore temps, AUJOURD’HUI d’en prendre conscience, de faire le bon choix et de s’y maintenir jusqu’au bout.