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Sep 08

Tu ne tueras point

TU NE TUERAS POINT Bande Annonce VF (extraits), film complet en français au cinéma le 9 novembre.

 

Desmond Thomas Doss, né le à Lynchburg, Virginie, et mort le à Piedmont, Alabama, est le premier objecteur de conscience à recevoir la Medal of Honor et l’un des trois seuls honorés (les deux autres sont Thomas W. Bennett et Joseph G. LaPointe, Jr.). Il était caporal dans l’United States Army lors de la Seconde Guerre mondiale et affecté au détachement médical, du 307erégiment d’infanterie, 77e division d’infanterie.

Né à Lynchburg le 7 février 1919, Desmond est le fils de William Thomas Doss, un charpentier, et de Bertha E. (Oliver) Doss.

Enrôlé volontaire en avril 1942, Desmond Doss refuse de tuer ou de porter une arme au combat en raison de ses croyances personnelles comme un adventiste du septième jour.

Par conséquent, il est affecté à un poste d’infirmier, et tout en servant dans le théâtre du Pacifique lors de la Seconde Guerre mondiale où il contribue à sauver la vie de ses camarades.

Doss est blessé trois fois au cours de la guerre. Peu de temps avant de quitter l’armée, on lui diagnostique une tuberculose qui lui coûte un poumon. Démobilisé de l’armée en 1946, il passe cinq années en traitement médical pour ses blessures et sa maladie.

Desmond Doss décède en 2006 à son domicile à Piémont en Alabama, après avoir été hospitalisé pour des troubles respiratoires, le même jour que l’autre récipiendaire de la Medal of Honor David B. Bleak. Il est enterré au Chattanooga National Cemetery (en) à Chattanooga.

Citation pour la médaille d’honneur

« Il était infirmier lorsque le 1er bataillon attaqua un escarpement de 120 mètres de hauteur. Comme nos troupes atteignaient le sommet, un lourd barrage d’artillerie, de mortiers et de mitrailleuses les frappa, infligeant approximativement 75 pertes et conduisit les autres à se replier. Le soldat de première classe Doss refusa de chercher le couvert et resta dans l’espace balayé par le feu avec de nombreux blessés, les transportant 1 par 1 jusqu’au bord de l’escarpement et là, les descendit dans une civière, en rappel, le long d’une falaise vers les mains amies. Le 2, il s’exposa à un feu nourri de mortiers et fusils pour secourir un homme blessé à 180 mètres des lignes par le même escarpement ; et deux jours plus tard, il traita 4 hommes abattus en attaquant une grotte fortement défendue, atteignant l’entrée d’une grotte à travers une pluie de grenades à moins de 8 yards (7,32 m) des forces ennemies où il pansa les blessures de ses camarades avant de les évacuer séparément, sous le feu, en 4 voyages. Le 5 mai, il brava sans hésitation le pilonnage d’artillerie et le feu d’armes légères pour assister un officier d’artillerie. Il appliqua des bandages, déplaça son patient à un endroit offrant une protection contre les tirs d’armes légères et, tandis que les éclats d’obus d’artillerie et de mortiers tombaient à proximité, lui administra soigneusement du plasma. Plus tard dans la journée, lorsqu’un soldat américain fut sévèrement touché par des tirs venant d’une grotte, le soldat de première classe Doss rampa jusque lui, à8 mètres des positions ennemies, lui apporta des soins puis l’emmena en sûreté, à 90 mètres, en étant continuellement sous le feu ennemi. Le 21 mai, lors d’une attaque nocturne sur des hauteurs près de Shuri, il resta en territoire exposé alors que le reste de sa compagnie se mettait à couvert, risquant témérairement d’être pris pour un Japonais infiltré et porta assistance aux blessés jusqu’à ce qu’il soit lui-même sérieusement blessé à la jambe par une explosion de grenade. Plutôt que d’appeler un autre infirmier à couvert, il traita ses propres blessures et attendit cinq heures avant que des brancardiers le rejoignirent et commencèrent à le transporter à couvert. Le trio fut pris dans une attaque de chars ennemis et le soldat de première classe Doss, voyant un homme plus sérieusement blessé à proximité, quitta le brancard et commanda aux brancardiers de porter leur attention sur l’autre homme. En attendant le retour des brancardiers, il fut de nouveau frappé, cette fois-ci d’une fracture ouverte à un bras. Avec une magnifique force morale, il attacha un chargeur sur son bras fracassé pour en faire une attelle et alors rampa 300 yards (274,32 m) sur un rude terrain jusqu’à l’ambulance. Grâce à son exceptionnelle bravoure et une détermination sans faille face à des conditions désespéramment dangereuses, le soldat de première classe Doss sauva la vie de nombreux soldats. Son nom est devenu un symbole dans toute la 77e division d’infanterie de courage exceptionnel de loin supérieur et au-delà du devoir. »