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Mar 20

Daniel et les principes de la tempérance

Le prophète Daniel fut un personnage illustre.

Il fut un brillant exemple de ce que les hommes

peuvent devenir en s’unissant au Dieu de sagesse.

 Un bref compte rendu de la vie

de ce saint homme de Dieu

nous a été laissé par écrit afin d’encourager

ceux qui seraient par la suite appelés

à endurer l’épreuve de la tentation.

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Lorsque le peuple d’Israël, leur roi, les nobles et les prêtres furent emmenés en captivité, quatre d’entre eux furent choisis pour servir à la cour du roi de Babylone.

L’un d’eux était Daniel qui, dès sa jeunesse, laissait entrevoir le potentiel remarquable qui se développerait plus tard en lui.

Ces jeunes étaient tous de sang royal, et ils sont décrits comme « de jeunes garçons sans défaut corporel, doués de sagesse, d’intelligence et d’instruction, capables de servir… » (Dan. 1:4).

Percevant les talents supérieurs de ces jeunes captifs, le roi Nebucadnetsar décida de les préparer à occuper d’importantes positions dans l’administration de son royaume.

Afin qu’ils puissent être pleinement qualifiés pour remplir leur fonction à la cour, ils devaient apprendre, selon la coutume orientale, la langue des Chaldéens, et se soumettre pendant trois années à un cours complet de discipline physique et intellectuelle.

Les jeunes faisant partie de cette école étaient non seulement admis au palais royal, mais il était prévu qu’ils mangent les aliments et qu’ils boivent le vin provenant de la table du roi.

En agissant ainsi, le roi cherchait non seulement à leur conférer un grand honneur, mais à leur assurer le meilleur développement physique et mental possible.

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Face au test

Il y avait, dans les viandes présentées au roi, de la chair de porc et d’autres viandes déclarées impures par la loi de Moïse et que les Hébreux ne devaient pas manger selon l’ordre formel reçu.

Daniel dut ici affronter une épreuve sévère. Devait-il se conformer à l’enseignement de ses pères concernant les aliments et les breuvages, offenser le roi et probablement perdre non seulement sa position, mais sa vie?

Ou devait-il rejeter le commandement de Dieu et conserver la faveur du roi, s’assurant ainsi de grands avantages intellectuels et les plus flatteuses perspectives mondaines?

Daniel n’hésita pas longtemps. Il décida de demeurer ferme dans son intégrité, peu importe quel en serait le résultat.

« Daniel résolu de ne pas se souiller par les mets du roi et par le vin dont le roi buvait » (Dan. 1:8).

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Ni étroit d’esprit ni bigot

Plusieurs de ceux qui se disent aujourd’hui chrétiens affirmeraient sans doute que Daniel était trop pointilleux, et le diraient étroit d’esprit et bigot.

Ils considèrent la question du manger et du boire comme trop peu importante pour exiger une telle prise de position, -une position impliquant la perte probable de tout avantage temporel.

Mais ceux qui raisonnent ainsi découvriront au jour du jugement qu’ils se sont détournés des exigences mêmes de Dieu pour établir leur propre opinion comme norme du bien et du mal.

Ils découvriront que ce qui leur semblait de peu d’importance n’était pas considéré par Dieu comme tel. Ses exigences devraient faire l’objet d’une obéissance sacrée.

Ceux qui acceptent et obéissent à l’un de Ses préceptes par simple convenance alors qu’ils en rejettent un autre parce que son observation requiert un sacrifice, abaissent la norme de justice et en conduisent d’autres, par exemple, à considérer la sainte loi de Dieu à la légère.

Notre règle en toutes choses doit être « ainsi dit le Seigneur ».

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Un caractère sans défaut

Daniel était soumis aux plus sévères tentations qui puissent assaillir les jeunes aujourd’hui; il resta pourtant fidèle à l’instruction religieuse reçue dans son enfance.

Il était entouré d’influences calculées pour soumettre ceux qui oscillent entre le principe et l’inclination; la Parole de Dieu le présente cependant comme ayant un caractère sans défaut.

Daniel n’osait pas se fier à sa propre capacité morale. La prière était pour lui une nécessité.

Il faisait de Dieu sa force, et la crainte de Dieu était continuellement devant lui, dans toutes les actions de sa vie.

Daniel possédait la grâce de la véritable humilité. Il était honnête, ferme et noble. Il cherchait à vivre en paix avec tous, tout en demeurant inflexible comme un cèdre majestueux lorsqu’un principe était en cause.

Dans tout ce qui n’entrait pas en conflit avec son engagement vis-à-vis de Dieu, il était respectueux et obéissant envers ceux qui avaient autorité sur lui; mais il possédait un sentiment si élevé des exigences divines que les demandes des dirigeants terrestres passaient en second. Il ne se laisserait pas écarter du devoir sous aucune considération.

Le caractère de Daniel est présenté au monde comme un exemple frappant de ce que la grâce de Dieu peut faire avec des hommes de nature déchue et corrompus par le péché. Le récit de sa vie noble et désintéressée est un encouragement pour nous, simples humains. Nous pouvons en tirer la force de résister noblement à la tentation et, dans la grâce de l’humilité, prendre fermement position en faveur du droit dans l’épreuve la plus ardente.

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L’approbation de Dieu plus précieuse que la vie

Daniel aurait pu trouver une excuse plausible pour s’écarter de ses strictes habitudes de tempérance; mais l’approbation divine lui était plus chère que la faveur du plus puissant royaume terrestre, -plus précieuse que la vie même.

Ayant par ses manières courtoises obtenu la faveur de Melzar, l’officier responsable des jeunes Hébreux, Daniel fit la requête de n’avoir pas à manger la nourriture du roi ni de boire son vin.

Melzar craignait, en se conformant à cette requête, d’encourir le déplaisir du roi et de mettre en danger sa propre vie.

Comme beaucoup de nos contemporains, il pensait qu’un régime basé sur l’abstinence rendrait ces jeunes gens pâles, maladifs et déficients en force musculaire, alors que les riches aliments de la table du roi leur donneraient un teint beau et rosé, et leur serait bénéfique au niveau physique et mental.

Daniel demanda que la question soit résolue par un test de dix jours, les jeunes Hébreux ayant pendant cette période la permission de se nourrir d’aliments simples, tandis que leurs compagnons goûteraient aux mets fins du roi.

La requête fut finalement accordée et Daniel se sentit assuré d’avoir gagné son point. Même s’il n’était qu’un jeune homme, il avait constaté l’effet nocif du vin et d’une vie de débauche sur la santé physique et mentale.

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Dieu à la défense de son serviteur

A la fin des dix jours, le résultat fut exactement l’opposé de ce qu’attendait Melzar.

Ceux qui avaient été tempérants dans leurs habitudes démontraient une supériorité marquée sur leurs compagnons indulgents envers leur appétit, au niveau de l’apparence personnelle, mais aussi en activité physique en vigueur mentale.

Comme résultat du test, Daniel et ses compagnons reçurent la permission de continuer leur régime simple pendant toute la durée de leur formation dans les affaires du royaume.

Le Seigneur considéra avec approbation la fermeté et le renoncement de ces jeunes Hébreux, et Sa bénédiction les accompagna.

Il « accorda à ces quatre jeunes gens de la science, de l’intelligence dans toutes les lettres, et de la sagesse; et Daniel expliquait toutes les visions et tous les songes » (Dan. 1:17).

A la fin de ces trois années d’éducation, le roi procéda à l’examen de leurs capacités et de leur progrès, et il « ne s’en trouva aucun comme Daniel, Hanania, Mischaël et Azaria.

Ils furent donc admis au service du roi. Sur tous les objets qui réclamaient de la sagesse et de l’intelligence, et sur lesquels le roi les interrogeait, il les trouvait dix fois supérieurs à tous les magiciens et astrologues de son royaume entier » (Dan. 1:21).

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La maîtrise de soi: une condition de sanctification

La vie de Daniel est une illustration inspirée de ce qui constitue un caractère sanctifié.

Elle présente une leçon pour tous et spécialement pour les jeunes.

Une stricte conformité aux exigences de Dieu est bénéfique à la santé du corps et de l’esprit. Il est nécessaire, afin d’atteindre le plus haut niveau moral et intellectuel, de chercher en Dieu la sagesse et la force, et d’observer une stricte tempérance dans toutes les habitudes de vie.

Nous avons dans l’expérience de Daniel et de ses compagnons un exemple de triomphe du principe sur la tentation de l’appétit.

Elle nous montre que de jeunes hommes peuvent, par pur principe religieux, triompher des convoitises de la chair et rester fidèles aux exigences de Dieu, même si cela doit leur coûter un grand sacrifice.

Que serait-il arrivé si Daniel et ses compagnons avaient opté pour un compromis face à ces officiers païens et avaient cédé à la pression du moment en mangeant et en buvant selon les coutumes des Babyloniens?

Ce seul écart du principe aurait affaibli leur notion du bien et leur horreur du mal.

L’indulgence de l’appétit aurait impliqué le sacrifice de la vigueur physique, la clarté de l’intelligence et la puissance spirituelle. Un mauvais pas en aurait probablement amené d’autres, jusqu’à ce que leur relation avec le Ciel ayant été rompue, ils aient été emportés par la tentation.

Dieu a dit: « J’honorerai ceux qui M’honorent » (1 Sam. 2:30).

Alors que Daniel s’accrochait à Dieu avec une confiance inébranlable, l’Esprit de prophétie vint sur lui.

Tout en s’instruisant de l’homme sur les devoirs de la cour, il apprenait de Dieu à déchiffrer les mystères des temps futurs et à présenter aux générations à venir, par le moyen d’images et de comparaisons, les choses merveilleuses qui surviendraient dans les derniers jours.

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