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Mar 29

Espérant contre toute espérance

   Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste

sur l’une des montagnes que je te dirai. (Genèse 22 : 2)

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Lorsqu’Abraham et Sara renoncèrent à tous leurs schémas d’incrédulité qui avaient produit Ismaël et qu’ils s’en tinrent uniquement à la foi -dépendant seulement de la parole de Dieu- Isaac l’authentique fils de la promesse divine naquit.

En prêtant l’oreille à la voix de Saraï (Genèse 16 :1), Abram s’était écarté de la ligne de l’intégrité parfaite à la parole de Dieu, de la foi authentique ; et maintenant qu’il était revenue à la parole seule, il devait être mis à l’épreuve avant qu’on puisse réellement dire de lui que sa foi lui était comptée pour justice.

Il avait cru à la seule parole de Dieu, malgré ce qu’Ismaël représentait, et il avait obtenu Isaac, le fils authentique de la promesse de Dieu.

Et maintenant, après l’avoir obtenu, il fallait voir s’il croirait à la parole de Dieu seule, à l’encontre d’Isaac lui-même.

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C’est ainsi que Dieu dit à Abraham : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l’une des montagnes que je te dirai. (Genèse 22 : 2).

Abraham reçut Isaac de Dieu, en se confiant seulement en la parole de Dieu.

Isaac était la postérité que la parole du Seigneur avait promise.

Après la naissance d’Isaac, Dieu avait confirmé la parole en disant : c’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre. (Genèse 21 :12).

Et voici que maintenant la parole de Dieu lui dit : Prends ton fils, ton unique, Isaac, et offre-le en holocauste.

Mais si Isaac est offert en holocauste, s’il est brûlé, que deviendra la promesse que toutes les nations seront bénies en lui ? Qu’adviendra-t-il de la promesse que sa descendance sera comme les étoiles du ciel ?

Et cependant, la parole était ferme : Offre Isaac en holocauste. Abraham n’exigea pas que Dieu « harmonise ces déclarations ». Abraham s’était confié sans réserve en la parole de Dieu seul, malgré Ismaël ; mais c’était plus que se confier en la parole de Dieu, à l’encontre d’Isaac : c’était croire la parole de Dieu, malgré la parole de Dieu !

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Et Abraham le fit, espérant contre toute espérance.

Dieu avait dit : Ta postérité sera comme les étoiles du ciel… c’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom… offre Isaac en holocauste.

Abraham n’exigea pas que Dieu « harmonise ces passages ». Il lui suffisait de savoir que toutes ces déclarations étaient la parole de Dieu. Sachant cela, il se confierait en cette parole, il la suivrait et laisserait le Seigneur « harmoniser ces passages » si c’était nécessaire.

Abraham se dit : « Dieu a dit d’offrir Isaac en holocauste. J’agirai ainsi. Dieu a dit : c’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre…. et ta postérité sera innombrable comme les étoiles du ciel. J’ai interféré dans la promesse, et je l’ai entravée jusqu’au moment où j’ai rejeté tout ce que j’avais fait, et où je suis revenu à la parole seule. Alors, de façon miraculeuse, Dieu m’a donné Isaac, la descendance promise. Maintenant Dieu me dit d’offrir Isaac en holocauste, la descendance promise. J’agirai ainsi : Dieu me l’a d’abord donné et par un miracle Dieu peut me le rendre. Cependant, quand je l’aurai offert en holocauste, il sera mort ; et l’unique miracle qui pourra alors me le restaurer sera la résurrection. Mais Dieu est tout-puissant pour faire cela, et il le fera, car sa parole a dit : Ta postérité sera innombrable comme les étoiles du ciel, et c’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre. Et même lever Isaac d’entre les morts ne sera pas plus difficile pour Dieu que ce qu’il a déjà fait, puisque concernant la fertilité, autant mon corps que celui de Sara étaient comme morts, et cependant Dieu nous a donné Isaac. Il peut ressusciter Isaac des morts, et il le fera. Béni soit le Seigneur ! »

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C’était décidé. Il se leva et prit ses serviteurs et Isaac, et chemina trois jours. Ils arrivèrent au lieu que Dieu lui avait dit, et quand « le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit le lieu de loin il dit à ses serviteurs : restez ici avec l’âne ; moi et le jeune homme, nous irons jusque-là pour adorer, et nous reviendrons auprès de vous (Genèse 22 :4 et 5).

Qui ira ? « moi et le jeune homme, nous irons… et nous reviendrons auprès de vous. Abraham était certain qu’Isaac reviendrait avec lui aussi certainement qu’il partait.

Abraham espérait offrir Isaac en holocauste, et ensuite il s’attendait à le voir ressusciter des cendres, et revenir avec lui. Car la parole avait été prononcée : c’est d’Isaac que sortira une postérité qui te sera propre et elle sera aussi nombreuse que les étoiles du ciel. Et Abraham croit en la parole seule qui ne peut faillir (Hébreux 11 :17-19).

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C’EST CELA LA FOI. Ainsi s’accomplit ce que dit l’Écriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice (Jacques 2 :23).

Mais ce n’est pas à cause de lui seul qu’il est écrit que cela lui fut imputé ; c’est encore à cause de nous, à qui cela sera imputé, à nous qui croyons en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur, lequel a été livré pour nos offenses, et est ressuscité pour notre justification (Romains 4 :23-25).

Placer notre confiance en la parole de Dieu seulement ; dépendre uniquement d’elle, même « malgré » la parole de Dieu, c’est cela la FOI : cette foi qui apporte la justice de Dieu.

C’est en cela que consiste exercer la foi.

C’est ce que l’Écriture veut dire quand elle insiste sur la nécessité de cultiver la foi. Et savoir comment exercer la foi, c’est la science de l’Évangile.

Et la science de l’Évangile, c’est la science des sciences.