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Sep 05

I have a dream – Martin Luther King

  50 ans après,

qu’en est-il du rêve de

Martin Luther King,

prix Nobel de la paix en 1964,

assassiné à Memphis

à 39 ans, le 4 avril 1968 ?

.
28 août 1963, une marche massive vers Washington DC est organisée par Martin Luther King, pasteur baptiste, qui lutte depuis de nombreuses années pour la fin de la discrimination aux USA.

D’autres organisations sont présentes également pour cette marche.
La réunion finale se tiendra au pied du Lincoln Memorial.
De nombreuses personnalités interviendront, avec des discours notamment de Charlton Heston, Roy Wilkins, John Lewis, des chanteurs comme Bob Dylan et Joan Baez.
Le dernier à prendre la parole est le Pasteur Martin Luther King.
Un discours simple, contenant de nombreuses références à des personnages historique de la Nation américaine, de grands personnages de l’histoire, de la Bible.
Un discours simple, oui, mais profond, puissant qui restera dans l’histoire sous le nom de I have a dream.

Après avoir dépeint la société américaine, Martin Luther King fait référence au rêve américain et poursuit en disant :

Je continue à avoir un rêve, profondément enraciné dans le rêve américain.
Je fais le rêve qu’un jour cette nation se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo: « Nous tenons ces vérités comme évidentes, que tous les hommes sont créés égaux ».
Je fais le rêve qu’un jour, sur les collines rouges de la Géorgie, les fils des anciens esclaves et les fils des anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.
Je fais le rêve qu’un jour, même l’État du Mississippi, un état qui étouffe dans la chaleur de l’injustice, tout brûlant des feux de l’oppression, sera transformé en une oasis de liberté et de justice.
Je fais le rêve que mes quatre petits enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur caractère.
Je fais un rêve aujourd’hui.
Je fais le rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses racistes vicieux, avec son gouverneur qui a les lèvres dégoulinantes des mots interposition et annulation ; un jour, juste là en l’Alabama, les petits garçons noirs et les petites filles noires pourront donner la main aux petits garçons blancs et aux petites filles blanches, comme des frères et sœurs.
Je fais un rêve aujourd’hui.
Je fais le rêve qu’un jour chaque vallée soit glorifiée, que chaque colline et chaque montagne soit aplanie, que les endroits rudes seront lissés et les endroits tortueux seront redressés, et la gloire du Seigneur sera révélée, et toute chair la verra.

50 ans après, qu’en est-il du rêve de Martin Luther King, prix Nobel de la paix en 1964, assassiné à Memphis à 39 ans, le 4 avril 1968 ?

Si les choses ont indéniablement avancées sur la forme, qu’en est-il du fond ? Qu’en est-il du cœur de l’homme, toujours prompt à revenir à ses vieux démons ?
Qu’en est-il de l’égalité entre blancs et noirs, entre hommes et femmes, entre adultes et enfants, entre riches et pauvres, entre ceux qui possèdent le pouvoir, quel qu’il soit, et ceux qui ne le possèdent pas, entre ceux qui ont un travail et ceux qui n’en ont pas ?
Les choses ont-elles réellement changé ?
L’homme est-il plus aimant de son prochain ?
Ai-je, dans ma vie, réellement le souci le plus faible, du plus démuni ?
Ai-je, dans ma vie, réellement le souci de l’étranger, de la veuve et de l’orphelin ?
Dans ces temps difficiles que nous traversons, ai-je le souci réel de l’autre, de celui qui est sur mon pallier, à ma porte, à la porte de mon église lorsque je sors du culte ?

Dieu a-t-il réellement changé mon cœur ?

Les temps difficiles ne sont-ils par particulièrement les temps où nous pouvons manifester l’amour que Dieu a mis dans nos cœurs pour notre prochain ?
Oui, ce temps est un temps propice pour cela.

Je me rappelle ce que Jésus a dit concernant les temps de la fin, les « derniers temps », où l’une des caractéristiques sera, justement, qu’à cause de l’accroissement de la méchanceté des hommes, l’amour du plus grand nombre se refroidira (Matthieu 24.12).

Puisse l’anniversaire de ce discours ranimer en nous, ranimer en moi, le désir d’être un vivant témoin de Jésus, et un défenseur des valeurs bibliques d’amour, de respect, d’égalité, de fraternité mais pas en paroles, mais en actes.

Mais pour ce qui est de l’accomplissement final du rêve de Martin Luther King, Nous attendons, selon sa promesse, de nouveaux cieux et une nouvelle terre, où la justice habitera. C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant ces choses, appliquez-vous à être trouvés par lui sans tache et irréprochables dans la paix. (2 Pierre 3.13-14)

En effet, ces aspirations du cœur de l’homme ne trouveront leur accomplissement définitif que lorsque Dieu sera, à nouveau, tout en tous (1 Corinthiens 15.28)

Pour le texte complet du discours, voir le lien suivant : http://www.usconstitution.net/dream.html