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Avr 15

Près du puit

  Une jeune femme au cœur

endurci par cinq divorces,

allait de façon routinière

au vieux puits de Jacob.

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Un jour elle constate la présence d’un étranger juif.

Elle est sûre de passer inaperçue lors de cette rencontre fortuite. Mais pour Lui, rien n’est accidentel.

Bien que fatigué, ayant chaud et soif après un long voyage à pied, il ne restera pas en silence.

Il est prêt pour gagner une âme. Il connaît la façon (pour nous souvent méconnue) de réveiller l’intérêt de cet esprit mondain dont le préjugé a fermé presque toutes les portes.

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Observe ce qui arrive: En peu de minutes, peut-être de secondes, cette Samaritaine se convertit en une mer de larmes, et son cœur de pierre est maintenant en train de fondre, avide d’absorber les bonnes nouvelles. Elle est impatiente de commencer une nouvelle vie comme missionnaire.

Comment Jésus peut-il avoir ce pouvoir irrésistible, cet accès direct aux âmes les moins prometteuses?

Nous pouvons argumenter: « Il était divin. Il avait quelque chose que nous n’avons pas! » Mais Jésus dit de celui qui croit: il « fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais au Père » (Jean 14: 12).

Le moment est déjà arrivé où de grandes choses doivent arriver.

Jésus veut une explosion de l’Évangile gagneur d’âmes, quelque chose de très supérieur à tout ce que le comité d’église le plus optimiste et le mieux disposé ait pu rêver; un réseau mondial d’humbles membres d’église, prêts à aller à chaque puits de Jacob.

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Qu’est-ce qui permettait à Jésus d’arriver au cœur de chaque pécheur?

Un jour, Jésus demanda à Jean le baptême de la repentance. Il vint vers le Baptiste non pas en se repentant de ses propres péchés, car il n’en avait aucun, mais parce que la culpabilité des péchés du monde lui était imputée en tant que substitut du pécheur.

Il prit sur lui les péchés, se comptant parmi les transgresseurs; il fait les pas requis du pécheur et il fait l’œuvre que celui-ci doit accomplir.

IL S’IDENTIFIE au, et en faveur du pécheur. Il le met en intime et corporative relation avec LUI. Il ne se sent pas éloigné de lui, mais proche, à portée de la main.

Il n’y a pas dans le registre biblique la plus minime évidence que Christ, l’être pur, saint et juste, se soit adressé ainsi à son Père: « Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes… »

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Sans approuver les péchés de la jeune femme, il s’identifie et s’émeut de son cœur maltraité, trouvant ainsi l’avenue par laquelle arriver à son âme, la façon de toucher la corde qui était restée insensible, malgré quatre ou cinq grandes erreurs et désillusions.

« Par sa connaissance mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes » (Esaïe 53: 11).

Cette connaissance de Jésus a-t-elle quelque chose de mystérieux?

Pouvons-nous l’apprendre de Lui?

Nous pouvons, si nous humilions notre cœur orgueilleux, afin de suivre « l’Agneau partout où il va » (Apocalypse 14: 4).

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