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Oct 23

Violence conjugales: 540000 victimes, dont plus de 400000 femmes

L’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a établi le profil type des victimes de ces violences…

 

 

Une femme de 35 à 39 ans qui vit en milieu urbain et appartient aux 10% de ménages ayant les revenus les plus faibles. Ce profil type est celui des victimes de violences conjugales, établi par une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

Pour réaliser cette étude, l’ONDRP a demandé entre 2008 et 2012 à 66.920 hommes et femmes s’ils avaient été victimes de violences physiques ou sexuelles de la part de leur conjoint(e) ou ex-conjoint(e) lors des deux années précédant l’enquête. 1,2% d’entre eux a répondu par l’affirmative, soit environ 540.000 «victimes déclarées» de 18 à 75 ans sur deux ans. Parmi les victimes de ce type de violences, l’ONDRP décompte «moins de 140.000 hommes et plus de 400.000 femmes».

Les femmes les plus pauvres quatre fois plus victimes

Un chiffre alarmant, d’autant plus si on le compare au nombre de condamnations pour violences conjugales. En effet, en 2010, seules 10.065 condamnations ont été prononcées pour «coups et blessures volontaires par conjoint».

Pour le psychiatre Roland Coutanceau, auteur d’un rapport sur les violences conjugales en 2006 et interrogé par le journal La Croix, qui publie en exclusivité les résultats de l’enquête, «beaucoup de victimes éprouvent encore des sentiments à l’égard du conjoint violent. La plupart d’entre elles souhaiteraient avant tout qu’on les aide à reconstruire leur couple plutôt qu’à voir leur conjoint placé en garde à vue.»

Et, si tous les milieux sociaux semblent concernés par ces violences, les femmes les plus pauvres sont quatre fois plus victimes que les femmes issues des milieux les plus aisés. Le psychiatre Jacques Louvrier, spécialisé dans la prise en charge des auteurs de violences, explique à La Croix que, si les profils psychologiques propres aux maris violents se retrouvent, a priori, dans tous les milieux, «une épouse diplômée, gagnant bien sa vie et ayant un statut social valorisant sera plus à même de refuser de telles violences, de les dénoncer, et tout simplement de se séparer de son conjoint. Les moins dotées socialement n’auront pas forcément cette capacité».

 

Site à visiter: http://www.enditnow.org/

Lecture Biblique: Ephésiens 5:33

 Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même,

et que la femme respecte son mari.